La portée de la nouvelle notation de la Tunisie par Fitch Ratings...
L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la note de la dette souveraine à long terme de la Tunisie à « B- » et lui a attribué une note de recouvrement de « RR4 », tout en la retirant de la liste des pays sous observation (UCO).
Des organisations nationales ont réagi à cette annonce, exprimant ce qu'elle signifie
Association nationale des petites et moyennes entreprises
L’Association nationale des petites et moyennes entreprises a estimé, samedi 31 janvier 2025, que la confirmation par Fitch Ratings de la note de la Tunisie à « B- » avec perspective stable reste une notation relativement faible. Elle indique que le pays est actuellement capable d’honorer ses engagements financiers, mais que cette capacité demeure fragile et exposée aux risques.
Selon l’association, si la Tunisie n’est pas en situation de défaut immédiat, elle fait face à d’importants défis dans la gestion de sa dette. Le maintien de la note à « B- » implique par ailleurs un coût d’emprunt élevé et classe toujours le pays parmi les États à haut risque.
Elle souligne que cette décision pourrait rassurer partiellement les investisseurs et préserver l’image financière de la Tunisie, sans pour autant traduire une amélioration réelle de la situation économique. Toute amélioration future de la notation restera conditionnée à des réformes économiques profondes, au renforcement de la gouvernance et à une stabilité politique durable.
Organisation nationale des entrepreneurs
L’Organisation nationale des entrepreneurs a salué la confirmation par Fitch Ratings de la note de la Tunisie à « B- » avec perspective stable, y voyant un premier signal positif de regain de confiance internationale après des années de difficultés financières.
Elle souligne toutefois que la situation financière du pays demeure fragile et que les risques économiques persistent, appelant à accélérer les réformes structurelles, à renforcer la production et à soutenir le secteur privé. Selon l’organisation, cette notation doit servir de levier pour améliorer le climat des affaires, stimuler l’investissement et créer des emplois durables, tout en avertissant qu’un recul des réformes ferait perdre la confiance récemment retrouvée.
Cette réaction intervient après l’annonce, le 28 janvier, du maintien par Fitch de la note souveraine à long terme de la Tunisie à « B- », assortie d’une note de recouvrement « RR4 », et du retrait du pays de la liste sous surveillance.